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Carnet · · 2 min de lecture

Apprendre au bout du monde : cap sur la Nouvelle-Zélande


À force de lire de la documentation technique, des messages d'erreur, des issues GitHub. À force de parler aux machines plus qu'à des gens, j'ai fini par me construire un anglais un peu particulier.

Je parle en fait actuellement comme un robot ; précis dans les instructions et le vocabulaire technique, mais en bonne difficulté sur les mots du quotidien. Je peux animer une séance sur des concepts d'architecture informatique, mais demander mon chemin dans la rue...

Je cherche aujourd'hui à exercer au-delà du périmètre francophone. C'est pour cela que je pars à l'étranger.

Mais ce départ n'est pas qu'un bain linguistique.

L'enseignement

J'enseigne l'informatique depuis quelques années dans des lieux assez variés (voir À propos).

Ce voyage est aussi l'occasion d'aller voir comment ça se passe ailleurs en pédagogie.

C'est une belle occasion pour moi de porter les deux casquettes à la fois, celle d'apprenant et celle de prof' ; ce que à mon sens un pédagogue gagne à refaire régulièrement.

L'histoire de l'enseignement en France est aussi riche et complexe que passionnante. Mais au-delà des papiers que j'ai pu lire dans des bibliothèques spécialisées, qu'en est-il réellement ailleurs ?

Pour ça, la Nouvelle-Zélande est un bon terrain. C'est l'envers du globe ; les saisons sont inversées, le fuseau horaire est renversé. Et c'est surtout un pays qui, en matière d'éducation, a suivi une trajectoire singulière.

La trajectoire

En Nouvelle-Zélande, l'informatique est enseignée à tous les enfants depuis 2020 dès cinq ans, et pour dix ans. En France, c'est plus tard, par morceaux, et pas pour tout le monde.

Décider qu'une matière compte assez pour être enseignée à tout le monde, et cela dès l'enfance, ça dit quelque chose d'un pays. Et ça pose des questions concrètes aux personnes qui forment ailleurs.

Je pars voir comment un pays transmet, et comment il s'adapte face aux défis pédagogiques actuels.

Dans les tuyaux

Le prochain article : comment quitter Messenger/WhatsApp pour une solution opensource, résiliente et que même nos darons peuvent utiliser ? (spoil: on va utiliser le réseau Matrix)

Celui d'après, courant mai : un texte plus long qui creuse ce qui reste de valeur proprement humaine à une époque où les machines savent de mieux en mieux recombiner ce qu'on leur a appris.

Je ne garantis pas de régularité dans mes publications ;)

À la prochaine !